Présentation.

Hy everyone !



......Je fais cet article uniquement car il y a deux / trois personnes qui m'ont demandé de le faire. Et comme je suis un bon toutou, bah voila.
On m'a aussi demandé de mettre de la couleur dans ma présentation. Sauf que faut pas pousser l'bouchon trop loin non plus. J'aime pas les couleurs en plus.

Donc, je ne vais pas vous faire un prologue, hey, comment faire un truc dans ce genre alors que j'ai pas mal avancé dans l'histoire ? C'est un truc à faire lorsqu'on débute le récit, histoire d'avoir une accroche. Moi j'ai pas d'accroche et je me contente de mes lecteurs. D'ailleurs y'en a trop la, j'aime pas prévenir, vous pouvez pas vous réunir pour lire les suites que je ne previenne qu'une fois ...mmm.. Non ? Dommage.


......Oh, et si ca vous saoule mes remarques en fin de chapitre... faudra vous y faire, je raconte ma vie car là au moins on me coupe pas la parole.
Ouais elle est pas tres encourageante cette petite présentation mais j'ai mon indexe qui a doublé de volume à cause d'un moustique. J'ai mal.

Et oui, c'est ma première histoire. Je ne mettrais pas des qualificatifs tels que " publiée" ou " sur Mcfly" car c'est vraiment ma premiere histoire tout court. Je m'excuse déja pour les suites qui mettent du temps. ( en fait non je m'excuse pas, j'ai pas que ca à faire xD). Enfin c'est bon, je ne met pas un mois entre chaque suite, pas comme certaines dont la connexion internet n'est qu'une vulgaire excuse... Ahem, passons.


Sinon je suis tres gentille la plupart du temps, vous en faites pas. Enfin ca m'arrive....des fois.



......Je suis en train de me dire que cet article va tout gacher. J'ai plus de 1.000 commentaires sur le premier chapitre car c'est la ou il y a toutes les warning de suites, du coup c'est cet article qui va recevoir les commentaires maintenant.


Bon allez, j'espere que je ne vous ai pas découragé, telle n'etait pas mon intention, et je vous souhaite une bonne lecture.
=)


Taga', pour vous servir.
( ou pas)

Présentation.

# Posté le samedi 04 juillet 2009 07:54

Modifié le samedi 04 juillet 2009 08:24

Chapitre 1: Moving away

Chapitre 1: Moving away
......Comment pouvait-elle me faire ça ? Je n'y croyais pas. Impensable. Inimaginable. Par pitié dites-moi que j'ai mal compris. Pour m'encourager dans cette voie plus que souhaitable, je répétai les paroles que ma mère venait de lâcher, priant pour qu'elle sorte de ce lit d'hôpital et me dise que tout ceci n'était qu'un vulgaire poisson d'Avril. Au mois de juin.
- Aller chez mon père ? répétai-je d'un air incrédule. C'était tout bonnement impossible.
- Tu m'as bien comprise,me répondit ma mère .
À l'évidence, ça l'était. Venant tant bien que mal de réaliser la portée de ses paroles, j'explosai enfin.
- Mais...mais... , ...du moins j'essayais. « Tu veux me laisser avec le Dragon ? Tu parles sérieusement ? Elle me hait, je la hais, on se hait quoi. Il doit bien y avoir un autre moyen sinon ça signifie quitter mes amis, quitter la maison, quitter...te quitter . » achevai-je, retenant un sanglot.
N'étant pas quelqu'un de très émotive, ou du moins qui ne le montre pas, cette exubérance m'étonna. Je savais que je ne mesurais pas encore toute l'ampleur des sacrifices , des efforts et des causes que toute cette histoire contenait , et pour être honnête, je n'étais pas sûre de vouloir les savoir.
-« Allons ma puce, ce n'est pas si terrible, tu n'y resteras que le temps que je sorte d'ici. » me rassura t-elle avec un sourire doux.
Me prenant dans ses bras, elle me fit un bisou sur le front. Je soupirai. C'était ma mère tout craché ça, toujours dans la délicatesse, avec une douceur et une bonté sans fin, prête a se sacrifier si cela peut aider ceux qu'elle aime. Mon opposé exact en l'occurrence. Je ne dis pas que je suis une garce brutale ou autre, juste que, comme on dirait dans un vieux western « je tire d'abord et je pose les questions ensuite ».
Soudain , une idée me vint.
-« Et pourquoi pas demander à la voisine hein ? Elle pourrait très bien faire les courses et .. » Je m'interrompis devant le regard de ma mère qui s'était fait dur.
-« Will Agnès Halois-Perth, asséna-t-elle d'un ton qui ne laissait aucun doute sur ce qui allait suivre , il me semblait pourtant avoir été claire sur ce point, d'autant que ma décision est déjà prise, alors tu me feras le plaisir de faire tes valises pour la semaine prochaine. Et sans broncher. »
Sans m'en rendre compte, je m'étais tassé sur moi-même. Le coup du nom en entier , ça ne loupe jamais.

......Il me semble que quelques éclaircissements s'imposent. Tout d'abord, mon prénom, Will. Pas très féminin je vous l'accorde , il vient d'un erreur médicale. Tout au long de sa grossesse , ma mère et mon paternel furent assurés qu'ils auraient un garçon et décidèrent de l'appeler William. Surprise ! À la naissance, il fallut trouver un prénom rapidement et il m'appelèrent « Will ». Neutre. Je ne me plaints pas, je l'aime bien et puis je suis sûre d'avoir le monopole comme ça .
Ensuite, le « point sur lequel elle avait été claire » , c'est le trait de caractère dominant chez moi. Me servir des gens, ou de n'importe quel moyen pour arriver à mes fins. Bien entendu, dit comme ça...La plus part du temps je ne m'en rends pas compte et je ne fais pas ça méchamment , mais je me suis rendue à l'évidence que mes paroles pouvaient être considérées comme ce qu'elles paraissaient et me faire passer pour une opportuniste sans scrupules. Je m'en accommode , n'étant pas du genre à me lier facilement ca m'évitait les sourires hypocrites et les bonnes manières.
Et pour finir, j'imagine que ma mère , Caroline Halois, vous vous la représentiez infirmière , aide sociale ou dans un métier qui convient à une femme douce, au sourire tendre et rassurant , aux gestes gracieux et qui cherche à aider un maximum de gens. Raté. Elle a été juge pendant quinze ans, mais sans la perruque hein, puis ayant marre de voir les délinquant , elle a dû décider de prendre le problème à la racine ou je ne sais quoi, et s'est convertie en professeur des écoles. Je peux vous garantir que les enfants filent droit . Oh elle n'est pas tyrannique, toujours cette douceur, ce calme et cette tendresse à revendre, mais elle sait être ferme quand il faut.
Je m'excusai du bout des lèvres et baissai la tête, lorsque je me rappelai un détail qu'elle avait mentionné.
- Que disent les médecins ? Tu vas rester longtemps ici ? Les examens donnent quoi ? Est-ce qu'ils ont trouvé ce qui ne va pas ? la pressai-je , me maudissant d'avoir réagit très tard et redoutant de passer pour une égoïste.
- Ne t'en fait pas, ça ne devrait pas être bien long. Je suis sûre qu'ils vont trouver , me rassura t'elle , mais un vacillement dans son sourire et ses yeux dans le vague me firent prendre conscience qu'elle cherchait autant à me rassurer qu'à se rassurer elle-même.

Ma mère était une femme extraordinaire, dynamique, créative mais depuis quelque temps, des rougeurs étaient apparues sur ses côtes, puis sur son dos et enfin sur sa poitrine. Puis ce fut le tour des douleurs aigues qui lui donnaient l'impression de bruler vivante. Je me rappelais la peur qui m'avait saisie lorsque j'avais vu ma mère s'écrouler dans la cuisine en hurlant , se tenant la tête entre les ses deux mains. J'avais le sentiment de pouvoir ressentir moi aussi cette souffrance dont elle était victime tellement son visage tordu exprimait son supplice. Ce ne fut pas le seul incident de ce genre, mais je ne m'étais jamais risqué à lui demander comment se traduisait cette souffrance. Que m'aurait-elle répondu ? Quelle que fut la réponse, je n'aurais jamais pu imagine un centième de l'effet que cela faisait.
Le temps des réflexion passé, ma mère était redevenue comme à son habitude, me souriant doucement et me couvant des yeux. Elle me sortit de ma rêverie en ajoutant en rigolant :
- Et aussi mignon que puisse être le docteur , je préférerais toujours la compagnie de ma fille préférée.
- M'man, je suis ta seule fille bougonnai-je.
- Raison de plus .

Nous nous fîmes un câlin et je soupirai une énième fois avant de déclarer d'une voix que j'espérais ferme :
- Et où se trouve Charles en ce moment ? Australie ? Grèce ? Canada ?
Je sais que la plupart des gens se montreraient heureux de pouvoir voyager pendant leurs vacances , et gratuitement en plus, mais pas moi. D'une part , car j'ai peur en avion et de l'autre car voyager signifiait, voyager en compagnie de ma belle-mère. Une perspective peu réjouissante je dois dire.
- Il est en Angleterre cette fois-ci, il est chez lui. C'est pour cela que j'ai pensé à lui, tu seras moins loin de moi. Et puis il compte y rester quelque temps.
- Tu sais que la maison, ce serait encore plus proche..
- Ne recommence pas je t'en prie ma chérie. soupira -t'elle.
Au son de sa voix , je sus qu'elle était extenuée et décidais d'écourter ma visite .
- D'accord d'accord , j'abandonne pour de vrai cette fois-ci , tu m'as eu ! dis-je en levant les bras au ciel.

Après des au revoirs brefs, je me dirigeai vers la porte de la chambre préparant mentalement les affaires que j'allais emporter. Arrivée à celle-ci, je me retournai vers ma mère pour un dernier sourire.
- L'Angleterre hein ?




Fin chapitre premier.



P.S: Les posts s'effectueront une fois par semaine. Plus si j'ai des commentaire ou de l'inspiration.
Vos avis sont les bienvenus et je pourrais prendre en compte certaines suggestions si elles me paraissent bonnes =D


# Posté le jeudi 05 mars 2009 16:06

Modifié le samedi 20 juin 2009 12:09

Chapitre 2 : Confidences et face à face

 Chapitre 2 : Confidences et face à face
......C'est par je ne sais quel miracle que je réussis à attraper mon vol de nuit, bien que le louper ne m'aurait pas déranger plus que ça.
Après avoir couru dans toute la maison après diverses affaires qui avaient mystérieusement disparues pendant que j'avais le dos tourné, ma voisine avait décidé de m'abandonner à mon pauvre sort et s'était barricadée chez elle pour ne plus ressortir. Cela ne m'aurait pas déplu dans d'autre circonstances, sauf que c'était mon moyen de transport jusqu'à l'aéroport qui s'envolait en fumée. Je dus donc appeler un taxi et patienter jusqu'à l'arrivée d'un homme ventripotent qui sentait le tabac froid. Déjà stressée car je déteste être en retard, quel que soit le rendez-vous, je failli exploser lorsque j'aperçu le regard lubrique du chauffeur braqué sur mes seins tandis qu'il roulait à cent sur l'autoroute, sûrement pour pouvoir regarder plus longtemps. Je tachai de remonter mon débardeur et de détourner les yeux pour ne pas lui faire avaler ses dent jaunies par le café avant de regarder par la fenêtre d'un air absent.
Lorsque nous arrivâmes enfin , je déclinai l'aide du conducteur pervers pour sortir mes bagages, le payai et entrai dans le hall.
Tout en prenant un profonde inspiration, je maudissais Madame Pincettes, ma voisine. Non ce n'était pas son vrai nom de famille, mais petite, j'avais décidé de l'appeler comme ça a cause de son habitude horripilante à utiliser des pincettes pour tenir ses roses pendant qu'elle les taillait. Le fait est qu'elle devait avoir une dent ou deux , peut être même le dentier entier, contre moi pour m'avoir réservé un billet d'avion au lieu d'un voyage dans l'Eurostar pour me faire aller en Angleterre.


......C'est donc dans un état de stress avancé que je me dirigeai vers ma place, priant tous les dieux que je connaissais, et même ceux que je ne connaissais pas. On n'est jamais trop prudent. Le décollage me parut durer une éternité et j'eu l'impression que mes yeux n'allaient jamais plus pouvoir s'ouvrir, tellement je les serraient fort. Je fit donc un effort extrême en ouvrant une paupière après l'autre, agrippant de toutes mes forces les accoudoirs, et même si ma claustrophobie était quelque peu atténuée du fait que personne n'était assis devant moi, ce qui signifiait pas de cheveux gras près de mon visage, il restait un élément important qui devait être pris en compte : j'étais piégée dans une boite de conserve volante au dessus de l'océan à plus de dix mille pieds d'altitude ! Ô joie.
L'homme assis à coté de moi bougea légèrement et je pu sentir que son parfum préféré devait être Transpiration, eau numéro 5. Prise en étau entre le fait de ne pas tourner la tête vers l'homme à ma droite et mon refus de regarder à travers le hublot même s'il faisait nuit, je ne pouvais qu'admirer les couleurs sur l'appuis tête du siège devant moi. Un joli dégradé de pastel qui se mariait bien avec la teinte de mon visage en ce moment.
Je tentai en vain de me relaxer. De toute façon j'allai mourir alors je ne voyais pas l'intérêt d'être calme. Ni de lâcher les accoudoirs d'ailleurs. Oh mon Dieu , faites que je m'en sorte vivante et je promets de ne plus jamais penser du mal du Dragon !...Bon d'accord, c'est un poil au dessus de mes capacités, alors je promets de ne plus jamais...
Je tachai tant bien que mal de trouver une promesse que je pourrais éventuellement respecter, éliminant d'emblée « arrêter de manger des cochonneries » ,« ne plus avoir l'esprit pervers » et « être une élève studieuse ». Ce travail mental inutile aura au moins eu l'avantage de me distraire pendant l'atterrissage qui aurait signé l'arrêt de mort de mes accoudoirs.
Bien que je ne mourûs pas, chose incroyable, je ne me sentais pas soulagée pour autant, me souvenant du calvaire qui m'attendais et de la raison pour laquelle j'avais dû me mettre dans la peau d'une sardine à l'huile. Peut-être leur restait-il un vol direct pour Tombouctou dans cet engin de malheur ?
Renonçant dans un soupir à tous ces projets de suicide, je me décidai d'aller récupérer mes bagages et de faire face à ma nouvelle vie. Pour une durée limitée du moins.

La foule grouillait dans le hall telle une marée d'insectes survoltés, sachant ou aller, qui voir, ayant sa place bien définie et répondant à je ne sais quel dessein de la nature dont les plans seraient inconnus des humains, tandis que moi, petite fille insignifiante de 17 ans, grimpée sur un siège en plastique orange tagué j'étais à la recherche d'un presque inconnu dans un pays non moins inconnu. Je m'assis finalement, me souvenant que mon père n'était pas réputé pour sa mémoire et qu'il me faudrait probablement appeler un taxi ou pire, appeler chez mon père pour lui rappeler qu'il avait accepté que je vienne aujourd'hui. Une perspective enthousiasmante quand on pense que j'avais 3 chances sur 4 de tomber sur le Dragon au bout du fil et que je n'étais pas certaine qu'elle fasse passer le message. Youhou.
Après une grosse demi-heure d'attente riches en hypothèses dans lesquelles je devais appeler le Dragon pour lui demander de l'aide, j'aperçu enfin mon père. Seul. Evidemment. De toute façon je ne m'attendais pas à un accueil très chaleureux de la part de ma belle-mère, ni même à sa présence. Non ce qui me déçu fut de voir que même mon demi-frère Liam, avec qui j'étais plutôt proche, ne s'était pas donné la peine de venir.

J'avançai donc avec un sourire un peu crispé en direction de mon père, nous nous saluâmes d'une étreinte brève et gênée puis nous continuâmes à marcher vers la parking. Aucun de nous deux n'aimions vraiment les épanchements, je tenais au moins ça de lui. Une autre des choses que j'appréciais chez Charles était sa façon de parler de tout et de rien, monopolisant ainsi la parole de façon à ce qu' il ne me reste plus qu'à acquiescer de temps en temps et ça passait ni vu ni connu. Pour être polie, je l'écoutais tout de même d'une oreille, il me parlait de son travail dans une maison de disque, des nouveaux groupes en vogue, de ses voyages. Rien de très passionnant je dois dire compte tenu du fait que j'étais morte de fatigue. Hé ! j'ai quand même failli mourir tout a l'heure ! Ça use les nerfs tout ça. Lorsqu'il s'arrêta et me regarda , je sus que je n'avais pas du répondre depuis longtemps et qu'il s'était rendu compte de mon inattention.
Il commença, hésitant.
- Ecoute Will, euh... je sais qu'on n'a pas beaucoup d'affinité tous les deux mais... je vais faire en sorte que ton séjour se passe du mieux possible à la maison.
Il fit une pause et je me demandai s'il allait faire allusion du Dragon. Il le fit.
- Au sujet de Barbara, c'est vraiment quelqu'un d'extraordinaire tu sais. Elle est amusante, jolie, elle aime la musique et ..
- Stop le coupai-je, pour ne pas à avoir à entendre ces horreurs. J'essayerai d'arranger les choses avec elle promis-je. Mon ½il oui , moins je la voit, mieux je me porte.
Nous étions arrivés à la voiture, et bien que je sus qu'il s'agissait d'une marque reconnue et sûrement très chère, son nom m'échappait. De toute façon, ce n'était qu'un tas de boulons et de plastique qui pouvait nous emmener ou l'on voulait en consommant un maximum. Je n'y connaissais rien et ce n'était pas plus mal, mais ce qui me fit tiquer, fut de savoir que mon père n'accordait pas non plus trop d'importance aux engins tape-à-l'½il et que ce choix de voiture devait sûrement être dû au Dragon. Je grimpai à l'intérieur dans un grognement de mécontentement, regrettant son ancien mini-van coloré aux fauteuils troués et aux porte-bonheur accrochés au rétroviseur qui me rappelaient mon enfance. Cette femme arrivait et changeait tout dans ma vie, transformant les plaisirs simples en substance matérielles et insignifiantes.
Me faisant émerger de mes pensées, mon père monta dans l'auto à son tour et recommença à parler. Ses paroles étaient comme un bruit de fond tandis que je regardais l'obscurité à travers la vitre, m'envolant vers ma mère, ma maison, chez moi. Le même bruit que faisait la mer alors que vous dormiez dans votre bungalow, la pluie sur votre fenêtre le soir au coucher ou encore les cris des oiseaux pendant les campings et je me rendis compte que c'était tout ce qu'il avait été dans ma vie : un bruit de fond. C'était comme si je savais qu'il était la, tout en l'ignorant volontairement. Bien que cela me semblait difficile à réaliser dans l'immédiat, je me fis la promesse d'essayer de le connaître plus en profondeur car il avait toujours été la pour moi malgré le fait qu'il soit tiraillé entre moi, sa fille, et l'autre, sa presque-nouvelle-femme.
Je remarquai enfin qu'il me fixait de ses yeux bleus, ce qui me fit frissonner. Ils sondent votre âme, découvrent vos pensées les plus secrètes, les désirs inavouables mais ne jugent pas.
Il prit la parole et fixa son attention sur la route.
- Tu sais, Liam, il est vraiment très content de te voir et, même s'il m'avait fait promettre de ne pas te le dire, il prépare une sorte de fête de bienvenue dans sa chambre. Je te dis ça car je sais que tu détestes les surprises, acheva t'il avec un sourire.
Mon visage s'était éclairé au fur et à mesure qu'il parlait. Il ne m'avait pas oublié ! Mon frère était heureux que je vienne encombrer son espace vital. J'étais aux anges de savoir qu'il n'était pas comme sa mère. Je souriai en retour à mon père qui me fixait encore, avec toutefois une lueur de joie au fond du regard. Peut-être le fait de savoir que je n'étais plus si malheureuse de quitter ma mère et de venir, pour un temps, habiter chez lui.
M'échappant à son regard perçant, je jetai un coup d'½il sur la route et poussai un cri d'avertissement.

La peur. Le bruit des freins crissant sur l'asphalte. Du verre brisé. La peur. La douleur. Un cri, et enfin les ténèbres.



Des cris. Du sang, et cette douleur insupportable. Partout. Nul part. J'ouvris les yeux sur un monde de plastique défoncé, de verre brisé, de tôle pliée. Je tachai tant bien que mal de découvrir à qui appartenait tout ce sang et essayai de vaincre ma ceinture de sécurité contre laquelle j'avais engagé un combat sans merci, autant que me le permettaient mes forces du moins, pour voir si Charles allait bien. L'effort qu'il m'en coûta m'arracha une grimace de douleur. Mes membres étaient en feu, mon corps brûlait, ma tête se consumait mais mon seul but était de m'assurer de l'état de santé de mon père. Des cris me parvenaient de l'extérieur de la voiture en vague successives. Du moins , je supposais que cela devait être des cris car le bourdonnement dans mes oreilles rendait tout examen impossible.
Me libérant enfin de l'étreinte de la ceinture, je n'avais pas prévu que je m'écroulerai et me ferai encore plus mal. Une douleur fulgurante dans mon flan gauche me fit vaciller vers l'inconscience. Je luttais cependant, respirant difficilement, roulée en boule. Je n'avais aucune idée du haut et du bas de la voiture, mes sens étaient réduits à un simple message qui parvenait en recommandé directement à mon cerveau : douleur douleur douleur.
La quantité de sang était trop importante pour que tout cela appartienne à une seul personne et c'est aussi vite que je le pu que je me retournai vers Charles. Ce que je vis me glaça le sang et me donna un haut-le-c½ur. Je tendis une main vers son corps inanimé mais un éclair de douleur m'expédia dans les brumes de l'inconscience.




Fin chapitre deuxième .


P.S: Ouais vous avez le droit de ne pas aimer ma description -_-'

# Posté le vendredi 06 mars 2009 11:35

Modifié le samedi 20 juin 2009 13:18

Chapitre 3 : Au mauvais endroit au bon moment.

# bip...bip...bip..#

...... Ce fut ce bruit régulier et horriblement agaçant qui me tira du sommeil. Mon intuition me dicta de ne pas ouvrir les yeux et de voir comment les choses se présentaient...pas terrible en effet. J'avais mal à la tête, aux jambes, aux bras, à la poitrine...enfin, je crois que le plus rapide serait de dire où je n'avais pas mal. Mmm...je crois que mon petit doigt gauche s'en est bien tiré. Par contre le reste.. J'osai enfin ouvrir un ½il mais la douleur fulgurante qui fusa dans mon crâne me fit regretter aussitôt cet acte téméraire. Gémissant, je tentai de calmer les pulsations dans ma tête et me contraignai à regarder les dégâts.
Blanc. Mon corps était blanc. Je clignai plusieurs fois des yeux, me stoppai durant un moment de réflexion puis les levai au ciel de ma propre stupidité. Après avoir soulevé le drap, je regardai mon corps. Le résultat n'était pas si terrible que ça, rien de cassé mais un bandage autour de ma taille. Alors pourquoi ce sentiment de malaise. J'oubliai quelque chose d'important, c'était certain, mais quoi ?

Un éclair passa devant mes yeux, l'image horrible du corps de mon père couvert de sang. Je voulu bondir de mon lit comme le faisait tous les malades au cinéma mais dans un hoquet de douleur je me remis à ma place. Note à moi-même : éviter de trop titiller les différents fils qui entraient dans mon corps. Repensant à l'état dans lequel était Charles la dernière fois que je l'avais vu, je pris mon courage à deux mains, mon coté masochiste aussi sûrement, et descendis de mon lit mettant la douleur de coté pour aller trouver des renseignements. Je sortis de la chambre à pas de loup et me glissais dans le couloir sans bruit. Peu de personnes étaient présentes et je me demandai quelle heure il pouvait être. J'errais dans les couloirs depuis un temps que je ne saurais dire, montant des étages, en redescendant certains, bifurquant au hasard. Lorsque je vis un horloge murale au loin, je m'approchai car ma vision était légèrement floue et de ce fait, je croisai mon reflet dans une glace. Ce n'était pas beau à voir et plusieurs hématomes sur mon front et mon menton me firent grimacer de par leur couleur violet foncé tirant sur le noir. Me détournant de ce monstre dans la glace, je vis deux choses simultanément. Une qui me fit chaud au c½ur et l'autre qui me le souleva.


....Je sentis deux bras m'entourer et une douce chaleur s'empara de moi tandis que je commençais à laisser échapper quelque larmes.
- Liam , est-ce qu'il... Comment va t'il ? demandai-je malgré moi.
Je me rendis compte que je ne voulais pas connaître la réponse de peur d'entendre une mauvaise nouvelle.
Il me serra encore plus près de lui et me dit d'une voix étranglée :
- Il est dans le coma. Les médecins sont très pessimistes à son sujet , et ils...ils ne savent pas s'il pourra se réveiller un jour.
Je mis ma main sur ma bouche, les yeux écarquillés et vis le regard de mon frère s'arrêter sur les marques qui maculaient mon visage. Il s'écarta de moi, me tenant par la taille pour englober d'un ½il soucieux toutes les contusions et les blessures superficielles que l'accident avait engendré.
- Mais qu'est-ce que tu fais debout ? me demanda t'il, réprobateur . On dirait une morte vivante. Plus morte que vivante d'ailleurs, alors tu vas me faire le plaisir de retourner dans ta chambre et de te reposer. Illico !
Je m'apprêtais à répliquer quand je me souvins de l'autre chose, celle qui m'avait soulevé le c½ur. Et cette chose s'approchait à grands pas de moi, l'air furieux sur le visage et des envies de meurtre dans les yeux.
- TOI ! Comment oses-tu t'approcher de lui ? Eloignes-toi ! Tout de suite !
Plusieurs aides soignantes s'étaient retournées à l'entente de cette voix stridente et haute perchée. Moi qui voulais passer incognito, c'était loupé.
-C'est à cause de toi qu'il est dans cette chambre ! Tu t'incrustes dans notre famille et regarde ce qu'il est devenu. Tu ne mérites même pas son nom, petite chose banale et insignifiante que tu es, alors tu me feras le plaisir de ne jamais mettre un pied dans sa chambre sinon je ne sais pas ce qui m'empêcherai de t'étriper de mes propres mains ! débita t'elle, complètement hors d'elle.
Alors que j'allais intervenir et lui dire que c'était sûrement sa nouvelle manucure qui la retiendrait, un vertige s'empara soudain de moi et je dus m'appuyer sur Liam pour ne pas m'écrouler devant elle. Ne pas m'écrouler tout court à vrai dire.
- Maman calme toi je t'en prie, commença Liam, crier ne servirait à rien et puis tout le monde nous regarde maintenant. Veux-tu vraiment te faire mettre à la porte de l'hôpital pour tapage ?
Liam, mon Sauveur. Bénissez-le Seigneur. Sa mère le regarda un moment, claqua les talons et partit d'un pas furieux à l'opposé de nous, sûrement prise de court par le fait que son fils ne l'avait pas soutenue. Je me retournai vers lui pour le remercier mais mes genoux flanchèrent et mon frère me pris dans ses bras pour me ramener dans ma chambre. Me souvenant de la raison pour laquelle j'avais bravé la mort et le Dragon, je le stoppais.
- Liam...non. Je voudrais aller le voir. S'il te plait. le suppliais-je.
Sans dire un mot, il fit demi-tour et nous rentrâmes dans la chambre où plusieurs lits s'alignaient. Reconnaissant mon père dans l'un d'entre eux, je me tortillai dans les bras de Liam pour qu'il me dépose à terre, mais il ne le fit que devant une chaise.
- Tu as besoin de te reposer, me dit-il, embrassant mon front. Je vais te laisser seule avec lui un moment, d'accord ? Mais ensuite il faudra me promettre de retourner dans ta chambre sans faire d'histoire.
Je promis et il sortit en fermant la porte.

Contrairement à ce qu'on voit dans les films cette fois-ci, je ne me livrai pas à c½ur ouvert et ne dis pas toutes ces belles choses préparées à l'avance. J'étais la...juste la, lui tenant la main. Vide. Je savais que je devais donner l'image de la fille qui n'a aucun regrets et sacrifie son père si elle est vivante. Oui. C'est sûrement cette image qui je devais renvoyer, mais je ne ressentais absolument pas cela. A vrai dire, en ce moment il n'y avait de la place pour qu'un seul sentiment. Culpabilité. Après tout, peut être que le Dragon n'avait pas tout à fait tord, peut être que mon père est ici à cause de moi, qu'il se porterait beaucoup mieux si je n'existais pas. Je dois porter malheur pour que tous ceux qui me sont proches finissent dans un lit d'hopital, incertain quant à leur état. Dieu que je détestais les hôpitaux. Toutes ces pensées tournoyaient dans ma tête et me donnaient le tournis à tel point que je fut proche de la nausée. L'électroencéphalogramme restait plat. Terriblement plat. Je crois que c'est cette absence de réaction, cette inanité qui me fit prendre conscience de la réalité des choses. Je fus alors submergée par la douleur. La vraie douleur, pas physique, mais celle à l'intérieur. Celle que l'on ne peut soigner par un pansement ou un bisous magique. Je me tenai pliée en deux avec une furieuse envie de crier, trouvant difficilement ma respiration, le coeur gonflé, faisant de mes mains un étau autour de ma tête et me dirigeai vers la porte, titubante.
Alors que je sortai de la chambre toujours pliée en deux, la même voix que tout à l'heure retentit dans tout le couloir.
- Sale petite garce je t'avais dit de ne pas t'approcher de lui ! Ça ne t'as pas suffit de le mettre dans cet état la ? Il faut en plus que tu profites du spectacle ? s'écria t'elle, apparemment dans un état de colère avancé.
Je m'étai écartée du mur pour faire face au Dragon, pose digne des chevaliers les plus preux, si seulement je n'étais pas en tenue d'hôpital, je n'étais pas aussi amochée et si le Dragon ne ressemblait pas à une poupée Barbie siliconée. Je m'apprêtais à répondre lorsque mon flan me fit souffrir et je remarquai une tache sombre s'étendre sous mon bandage tandis j'entendaisun « Oh je t'en pris, ne fais pas semblant , ça ne prends pas avec moi » jeté amèrement. Cherchant des yeux le mur comme soutien, je sentis deux bras protecteurs me soulever, mais je ne reconnu pas ceux de Liam, je tournai donc la tête autant que je le pu et rencontrais une paire d'yeux bleus qui me fixait, inquiète.




Fin du chapitre troisième


P.S: C'est vachement dur de trouver une photo du gars qu'on imagine dans l'histoire.
Je previens que la plupart du temps, je tape un mot sur google image
mais que je n'apprends qu'au dernier moment qu'il s'agit de tel ou untel.
Image : Liam.

Chapitre 3 : Au mauvais endroit au bon moment.

# Posté le samedi 07 mars 2009 06:14

Modifié le samedi 20 juin 2009 13:31